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Bosnie-Herzégovine : un an sans gouvernement

12/10/2011
Par BHinfo
Un an après les élections générales, la Bosnie est toujours incapable de former un gouvernement central.
Sarajevo, septembre 2011, @Europe-Asie.
Après les échecs de pourparlers à Mostar et à Sarajevo, les six principaux partis politiques du pays ont mené des négociations à Brcko depuis le début septembre mais à l’issue de la dernière réunion du 26 septembre, on était toujours loin d’une solution.
Lectures différentes
"Malheureusement, nous ne sommes pas parvenus à un accord aujourd’hui sur la composition du nouveau conseil des ministres, a déclaré Mladen Bosic, l’un des leaders serbes. Je ne vois pas à ce moment une sortie de cette situation et je suis conscient que nous nous dirigeons vers une crise politique encore plus profonde. J’espère que ce n’est pas la fin de cette histoire et, si c’est le cas, alors c’est une situation très dangereuse".
"Nous ne lisons pas de la même façon la Constitution et je crains que ça soit le problème essentiel", a expliqué pour sa part le leader du Parti social-démocrate, Zlatko Lagumdzija.
Désaccords multiples
"Entre les critères de la rotation des fonctions sur la base nationale (non inscrite dans la constitution de Dayton), de l’égalité de la représentation des « peuples constitutifs » de BH (appréciée différemment selon les partis), de la représentation des « minorités » ou des « autres », de la reconnaissance du fait majoritaire dégagé par les élections, les motifs d’opposition sont tels qu’ils offrent toutes les possibilités de désaccord, sans même compter les divergences sur le fond des problèmes, dont le principal est celui de la nature et de l’avenir du pays", souligne-t-on dans une analyse de l’Association Sarajevo, basée à Paris.
Crises en cascade
La question des réformes européennes bloquées depuis 2006 n’ont, en effet, même pas été abordées lors de la réunion. Si la crise s’éternise encore, la Bosnie-Herzégovine risque de perdre le soutien financier de la Banque Mondiale et du FMI et d’être confrontée, de plus, à une crise économique grave. Depuis octobre 2010, le pays fonctionne avec son gouvernement technique, la Chambre des représentants issue des élections de 2006 dirige le pays.
