Turkménistan
Kirghizistan : 24 candidats à la présidence

27/07/2011
Sans-emplois, journalistes, officiers à la retraite, politiciens ou chefs d’entreprises : tous veulent devenir président du Kirghizistan. 19 indépendants et 5 représentants des partis politiques on pour l’heure annoncé leur candidature. Ils ont jusqu’au 10 septembre pour réunir les signatures nécessaires à leur participation à l’élection présidentielle du 30 octobre prochain.
Au 27 juillet, comme l’annonce la Commission centrale électorale du Kirghizistan, ce ne sont pas moins de 24 candidats qui ont officiellement annoncé leur intention de participer aux élections présidentielles du 30 octobre prochain. Ces élections marqueront la fin de la période « transitoire » ouverte après le renversement du régime du président Kourmanbek Bakiev, le 7 avril 2010.
République parlementaire
Un gouvernement provisoire avait alors été créé le soir même, après la fuite de M. Bakiev de la capitale. Une nouvelle constitution avait ensuite été adoptée en référendum, le 27 juin, qui instituait –une première dans la région- un système parlementaire en lieu et place du système présidentiel de gouvernement, qui avait prévalu depuis l’indépendance du pays en 1991. En automne, le Kirghizistan se dotait d’un nouveau parlement, dans lequel 5 partis politiques faisaient leur entrée.
Les conditions de participation
La constitution adoptée en juin 2010 prévoyait le prolongement du mandat de Mme Roza Otunbaeva, devenue présidente du gouvernement provisoire en avril, jusqu’au 31 décembre 2011. Mme Otunbaeva n’a pas le droit de se présenter à l’élection d’octobre. Tous les candidats déclarés disposent d’un délai fixé au 10 septembre pour confirmer leur candidature, en déposant les 30'000 signatures de soutien requises, et en s’acquittant d’un montant de 100'000 soms kirghizes (à peu près 2'200 U$). Il leur faudra également prouver, devant une commission formée par la Commission centrale électorale, leur maîtrise de la langue kirghize, langue « gouvernementale » au Kirghizistan (le russe, toujours largement employé dans l’administration, dans les médias, et au parlement, a le statut de langue « officielle »).
Les candidats indépendants
Du côté des candidats indépendants, les personnes suivantes ont annoncé leur candidature : Zhanybek Siinaliev (année de naissance : 1955), sans emploi ; Akbaraly Aitikev (1958), vice-président du Congrès international des industriels et entrepreneur des pays de la CEI ; Omurbek Bolturukov (1955), entrepreneur ; Asida Imanalieva (1968), sans emploi ; Sazykbai Turdumaliev (1954), entrepreneur ; Almazbek Karimov (1972), entrepreneur ; Omurbek Suvanaliev (1960), général à la retraite ; Saidin Sultanidinov (1955), entrepreneur ; Ernys Aitymbetov (1964), fonctionnaire à l’administration présidentielle ; Omurbek Egemberdiev (1956), président du Fonds « Insanat » ; Ugulbek Babakulov (1971), journaliste ; Temirkul Omuraliev (1960), sans emploi ; Bolotbek Kazakbaev (1957), colonel à la retraite ; Nurlan Motuev (1969), entrepreneur ; Kurmanbek Osmonov (1953), député au parlement ; Zhyldyzbek Stambaev (1971), sans emploi ; Turgungbek Narikeev (1961), sans emploi ; Barktabas Azemkulov (1967), juge militaire.
Les candidats des partis
Du côté des partis, le Parti des communistes entend présenter Iskhak Masaliev ; le parti Ata-Zhurt – Kamchybek Tashiev ; Butun Kyrgyzstan – Adahan Madumarov ; le Parti des Verts – Erkin Bulekbaev ; El Uchun – Arstanbek Abdyldaev. On prête en outre au premier ministre actuel, Almazbek Atanbaev, l’intention de se porter également candidat.
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